La cryothérapie, pour qui, pour quoi ? 


Partagez :

La thérapie par le froid est accessible aux sportifs de haut niveau, mais aussi à des personnes souffrant de certaines pathologies spécifiques. Rejetée par la Sécurité sociale, cette thérapie dite « de confort » fait l’objet de prises en charge spéciales de la part de plusieurs mutuelles.   

La cryothérapie doit être effectuée dans un cabinet médical spécialisé.
Crédit : Cryobuilt Everest/Unsplash

Longtemps réservée aux sportifs de haut niveau, la cryothérapie est aujourd’hui utilisée par le grand public. Aussi appelée thérapie par le froid, elle permet un traitement consistant à diffuser un froid sec, à l’aide de jets d’azote liquide sur l’ensemble du corps ou sur une zone précise. 

Lors d’une séance de cryothérapie, le corps est plongé dans une chambre ou une cabine froide pendant 1 à 3 minutes. La première étape consiste à passer par un sas de -50 à -60 °C afin de permettre à l’organisme de s’adapter, pour ensuite basculer vers une température allant de -110  jusqu’à -200 °C. En clair, plus ce sera froid, plus il y aura d’impact. Une séance doit toujours se faire sans un centre spécialisé, un cabinet de kinésithérapie, d’ostéopathie ou de dermatologie, accompagné par des professionnels de santé. 

La cryothérapie permet dans un premier temps de favoriser la récupération physique. Le corps exposé au froid se sentant en danger, sécrète des endorphines qui contiennent des anti-inflammatoires. Ceux-ci vont diminuer la sensation de douleur. Le froid va provoquer une réduction de la taille des vaisseaux, qui va ensuite modifier le flux sanguin, ce qui va permettre d’éliminer les toxines. Elle est aussi utile pour soigner les blessures de par son effet de drainage. Elle va permettre la reconstitution des cellules musculaires abîmées notamment dans le cas de déchirure ou claquage, d’entorse, de tendinopathie, et même de certaines fractures. 

Des remboursements par forfait ou séance

On utilise aussi la cryothérapie pour calmer des douleurs qui ne sont pas liées à une pratique sportive. Elle peut notamment venir à bout de maux de tête, de crises de goutte, d’arthrose et d’arthrite. La thérapie par le froid peut aussi aider les personnes anxieuses. Elle fait alors office de méthode thérapeutique permettant de se détendre et de dominer l’effet du stress. Aujourd’hui, on sait même améliorer la qualité de la peau et éliminer les graisses avec cette technique. 

Cette technique n’est toutefois pas sans risques. En plus d’être toujours encadrée, elle doit être prescrite après un bilan complet du patient. Elle est notamment contre-indiquée en cas de problèmes vasculaires. La vigilance doit être accrue sur le nombre de séances. Un sportif lambda ne devra pas en faire plus de trois fois par an, et pas plus de 4 minutes par séance, car au-delà, le corps est soumis à des risques physiologiques importants telles que des lésions nerveuses si la température temporelle descend trop. 

LIRE AUSSI. Les Foulées de l’assurance : un événement sportif solidaire pour lutter contre les maladies cardiovasculaires

Pour une séance de cryothérapie, il faut compter environ 50 €. Si l’Assurance maladie couvre à 100 % certains actes de cryothérapie liés aux Affection de longue durée (ALD), la Sécurité sociale, elle, n’offre aucun remboursement. Face à ce manque de prise en charge, certaines mutuelles proposent des forfaits de remboursement par séance ou à l’année, généralement compris entre 15 et 65 €. C’est le cas de Swisslife, qui rebrousse 35 € par séance dans une limite de cinq séances par an ; ACPS qui propose un forfait allant de 50 à 175 € par an ; et Aésio dont le forfait va de 15 à 65 € par séance dans une limite de trois par an. D’autres mutuelles proposent de rembourser une à deux séances de cryothérapie à des valeurs moindres, comme AG2R La Mondiale. 

Partagez :